béance a écrit :
Moi quand je prends plus d’initiatives, eh bien je me sens..une prostituée en fait… Et si j’ai du mal à parler, c’est parce que chez moi parler la première = sexuel.
Je me suis souvent demandé si c'était un truc essentiellement féminin reliée à l'éducation, à la place anciennement dévolue à la femme, près de la cheminée à broder et à attendre qu'on lui donne la parole ou si c'était plus général.
Pour en revenir à l'accident,attendu je suis également comme toi, j'ai même été très loin dans mes délires à envier ceux qui ont eu à subir des catastrophes naturelles. Je me dis que ce serait là que je trouverais mon fameux déclic qui ferait que je fasse table rase du passé et recommence rait à zéro comme la nature peut faire table rase d'un village. C'est horrible je l'admets eu égard à tous ceux qui ont souffert, souffrent et souffriront de telles catastrophes et qui n'ont rien souhaité eux.
Quand tu ne ressens rien, n'attends rien, n'a envie de rien, il devient évident que seul un évènement extraordinaire peut avoir un impact sur toi. Quelquefois aussi je me dis qu'après un accident physique, j'aurais en quelque sorte une position de sage; j'atteindrai ce "lâcher prise" que j'appelle à cors et à cris, cette distance, ce relâchement. Je n'aurais plus rien à contrôler, le rêve une vie sans désir de contrôler tout ce qui se rapporte à ma personne.
mais bon je divague

